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Des tartines après le film

Les portes s'ouvrent à six heures moins le quart. En général, les premiers clients attendent déjà pleins d'impatience. Ils restent les bienvenus jusqu'à 22 h. Le soir, la boucherie accueille surtout des visiteurs de cinéma. De l'autre côté de la rue, le Cinéma City tourne à plein régime. Après le film, les spectateurs viennent chercher chez Noyen leurs tartines au haché et à la tête pressée. 
Dans la Boucherie du Nord, on travaille donc presque 24 h sur 24. Julien Noyen ne parvient pas à s'arrêter une seconde. Travailler dans la boucherie, c'est sa joie et toute sa vie. Lorsqu'un de ses huit enfants se plaint de fatigue, il lui sert le conseil suivant: « dans ce cas, tu n'as qu'à dormir un peu plus vite ».

 

Dimanche, jour de repos

Le dimanche, tout le monde reçoit une demi-journée de repos, mais pour cela, il faut se lever une heure plus tôt. Chaque semaine, la famille assiste en effet à la première messe dominicale de 5 h chez les Carmes déchaux dans la Burgstraat. Il arrive souvent qu'ils soient assis entre les fêtards en tenue de bal qui viennent remplir leur devoir de messe dominicale avant d'aller dormir. Après la célébration, la famille Noyen se hâte de retourner à la maison, car à 6 h 30, la boucherie ouvre à nouveau. Peu après midi, le week-end peut enfin commencer. Du moins si le père Julien n'a pas de tâches supplémentaires en tête.